La pauvreté est combattue comme une source de malheur, mais aussi présentée comme une voie de bonheur lorsqu’elle touche l’esprit et non l’existence matérielle. Philippe Laurent s’interroge sur son sens au travail.

Alors que la pauvreté est combattue universellement comme source de malheur, l’Evangile nous la présente comme une voie de bonheur: « Bienheureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux. » Quel scandale! N’est-ce pas un non-sens indécent de prôner la pauvreté comme un idéal alors que tant d’hommes, de femmes et d’enfants souffrent et meurent dans la misère?

N’est-ce pas aussi une injonction moralisante pour les nantis et culpabilisante pour les cupides? Si être pauvre est une voie de bonheur, à quoi donc nous sert-il de travailler? Comment pouvons-nous être heureux au travail en vivant de cet esprit de pauvreté? Les contradictions entre cette parole de sagesse et la réalité de nos vies s’entrechoquent à la manière de deux silex. Mais ne faut-il pas ressentir ce choc pour que jaillisse une étincelle?

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