Epreuve stressante, souvent bâclée ou trop formalisée, l’entretien annuel d’évaluation devrait être un moment privilégié pour renforcer la confiance entre salarié et manager, estime le coach Philippe Laurent.

« J’ai quinze entretiens à faire passer avant la fin de l’année. C’est la course. Je n’aurai jamais le temps. » L’EAE, ou entretien annuel d’évaluation, est aujourd’hui un passage obligé pour le manager et son collaborateur. Il a pour but de faire le point sur l’année écoulée et de définir les objectifs pour l’année suivante. La procédure interne lui impose un formalisme parfois compliqué, où les nombreux critères quantitatifs de performance dominent sur les quelques critères qualitatifs liés au comportement.

Le passage de cet entretien incontournable peut être un vrai moment de stress. Pour le collaborateur, qui a peur d’être mal noté et de ne pas toucher toutes ses primes. Et pour le manager qui a rarement le temps de bien le préparer. L’atteinte des objectifs y est examinée trop souvent de manière froide et quantitative, à l’aide de tableaux de bord et de critères clefs de performance -les fameux KPI- bien nécessaires mais très insuffisants pour faire un bon entretien. Dans le pire des cas, les objectifs n’ont pas été fixés l’année passée ou ont évolué dans les faits, sans pouvoir être pris en compte formellement dans l’évaluation.

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