Pouvoir rêver au travail est une chance, c’est même ce qui donne envie de travailler. Alors donnons toute sa place à cet exercice fécond et motivant, plaide Philippe Laurent, conférencier, coach et formateur.

Tu rêves! Tu te fais des idées! Celui qui rêve n’est-il pas déconnecté de la réalité en la confondant à ses propres désirs? Que peut donc faire l’entreprise du « doux rêveur » qui plane au-dessus des contraintes et des impératifs d’efficacité dans le travail? Ne faut-il pas tout simplement bannir le rêve de notre activité professionnelle? Si rêver consiste à juger faussement de la réalité, oui, il convient de contenir cet exercice de distraction. Si rêver consiste à s’abstraire du réel pour créer du nouveau et inventer demain, donnons-lui toute sa place et autorisons-nous à cet exercice fécond et motivant!

Le porteur de projet est par nature un rêveur, car il projette un futur qu’il ignore. Et heureusement qu’il l’ignore. Quel est celui d’entre nous qui aurait lancé un projet en connaissant par avance l’ensemble des imprévus et des obstacles qu’il allait rencontrer? Qui d’entre nous se serait engagé professionnellement ou personnellement s’il avait pu visionner en un clin d’oeil la réalité complète de son parcours? Notre vie est ainsi faite qu’elle nous cache perpétuellement un demain quasi mystérieux. L’homme de projet n’est pas celui qui sait ce qui va se passer: c’est celui qui devine demain, l’espère, l’anticipe, le veut. En rêvant son futur, l’homme contribue à le produire. Sans le rêver, il le subit.

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